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Du 2 au 12 mai 2017

Programme officiel Piano 2017

 

        Chef invité

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CLAUS PETER FLOR

Respecté à l’échelle mondiale en tant que chef d’orchestre au savoir-faire musical instinctif et incisif, Claus Peter Flor poursuit une brillante carrière internationale. Il est reconnu pour sa maîtrise et son interprétation des œuvres du répertoire austro-allemand, notamment celles de Bruckner, Mahler, Strauss, Brahms, Schumann et Mendelssohn ainsi que celles de Shostakovich et sa grande affinité au répertoire tchèque de Dvorak et Suk. Il a enregistré plusieurs œuvres de ces compositeurs alors qu’il était chef d’orchestre principal de l’Orchestre philharmonique de Malaisie.

Né à Leipzig en 1953, M. Flor a commencé sa carrière musicale en étudiant le violon à Weimar et à Leipzig avant de se concentrer sur la direction d’orchestre d’abord auprès de Rolf Reuter et, par la suite, de Rafael Kubelik et Kurt Sanderling. En 1984, il devient directeur musical général du Konzerthausorchester Berlin et, à cette époque, débute également des associations régulières avec les autres orchestres allemands importants : le Leipzig Gewandhaus et le Dresden Staatskapelle. En 1988, il fait ses débuts avec l’Orchestre philharmonique de Berlin où il est retourné deux fois depuis.

À ce jour, tout au long de sa carrière, il a occupé des postes auprès de plusieurs orchestres renommés, dont l’Orchestre Philharmonia, l’Orchestre symphonique de Dallas, l’Orchestre Tonhalle de Zurich et l’Orchestre philharmonique de Malaisie. Avant d’occuper le poste de directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Malaisie de 2008 à 2014, M. Flor avait été chef d’orchestre invité principal de l’Orchestra Sinfonica di Milano Giuseppe Verdi (2003 à 2008) à la suite d’une invitation personnelle du directeur musical de l’orchestre, M. Riccardo Chailly, avec comme mandat de parfaire les travaux de l’orchestre dans le répertoire d’Europe centrale.

Durant la saison 15/16, M. Flor est retourné à l’Orchestre Tonkünstler, avec des performances au Festival Grafenegg, l’Orchestre symphonique de Singapour et l’Orchestre philharmonique d’Osaka. Les faits saillants de la saison 16/17 et de celles à venir incluent d’autres visites à l’Orchestra Sinfonica di Milano Giuseppe Verdi, le RAI Torino, le Het Gelders Orkest et le RTE National Symphony, ainsi que des performances au Japon et à Shenzhen et Hangzhou en Chine.

En tant que chef d’orchestre, M. Flor poursuit sa relation avec le Théâtre du Capitole de Toulouse. Au cours de la dernière saison, il a dirigé une reprise de Faust de Gounod et de Tristan und Isolde de Wagner. Certains des titres qu’il y a déjà présentés comprennent Madame Butterfly de Puccini, Die Zauberflöte de Mozart et Hansel and Gretel de Humperdinck. Dans les prochaines saisons, il y retournera avec des productions de Le Prophète de Meyerbeer et de Die Walküre de Wagner.

Flor a également collaboré à la production d’autres opéras comme Siegfried de Wagner, dirigée par David McVicar avec l’Opéra de Strasbourg, ainsi qu’à plusieurs titres avec le Staatsoper Berlin et le Deutsche Oper Berlin et les opéras de Munich, Dresden, Hambourg et Cologne. Il a dirigé Le Nozze di Figarode Mozart et Die Meistersinger de Wagner à La Monnaie de Bruxelles, partant en tournée avec cette dernière œuvre à Tokyo, Die Zauberflöte de Mozart pour le Houston Grand Opera, Euryanthe de Weber pour l’Opéra des Pays-Bas avec l’Orchestre Royal Concertgebouw ainsi que La Bohème de Puccini pour l’Opéra de Dallas.

Claus Peter Flor possède une discographie très vaste et diversifiée comprenant une série d’enregistrements acclamée de Mendelssohn avec l’Orchestre symphonique de Bamberg qui est récemment reparue sur étiquette Sony/BMG. Parmi ses enregistrements avec l’Orchestre de Malaisie sur étiquette BIS, Asrael Symphony de Suk est parue en 2009, tandis que les symphonies no 7 et 8 de Dvorak sont parues en 2012.

Prix et bourses

Les prix et bourses décernés aux lauréats et aux finalistes sont annoncés et remis lors d’une cérémonie officielle précédant le Concert gala.

PRIX PRINCIPAUX


Premier prix : 30 000 $
Offert par la Ville de Montréal
et
Bourse de développement de carrière Joseph-Rouleau : 50 000 $

financée par la Fondation Azrieli
 
Deuxième prix Pierre-Péladeau: 15 000 $
Offert par Québecor

Troisième prix : 10 000 $
Offert par Stingray Classica


PRIX SPÉCIAUX


Prix pour le meilleur artiste canadien
Offert par la Fondation Bourbeau
5 000 $

Prix du public Radio-Canada
5 000 $

Prix André-Bachand pour la meilleure interprétation d’une œuvre
canadienne en demi-finale

Offert par Jean-Claude et Raymond Bachand
4 000 $ 

Prix pour le meilleur récital en demi-finale
2 000 $ 

Prix Bach pour la meilleure interprétation d’une oeuvre de J.S. Bach lors de la première épreuve ou la demi-finale
Offert par le Festival Bach de Montréal
1 000 $

Prix Chopin pour la meilleure interprétation d’une oeuvre de Frédéric Chopin lors de la première épreuve ou la demi-finale
Offert par Liliana Komorowska
1 000 $

Bourses du CMIM attribuées aux 3 finalistes non-classés
Offertes par Maurice Deschamps, Joseph Rouleau et Peter Symcox
2 000 $

SOUTIEN ARTISTIQUE ET ENGAGEMENTS

Grâce à des partenariats que le CMIM a développés avec divers organismes, les lauréats et finalistes bénéficieront également des avantages suivants:

  • Une résidence artistique de deux semaines au Banff Centre for Arts and Creativity offert au lauréat du Premier Prix;
  • Une captation de concert pour diffusion nationale à l’émission In Concert de CBC Radio Two, offert au meilleur artiste canadien;
  • Un espace professionnel personnalisé offert aux six finalistes pour une durée de trois ans sur Hello Stage, plateforme en ligne dédiée à la communauté des professionnels de la musique classique;
  • Des engagements de concert offerts par divers organismes au cours des prochaines saisons

       
   
   
 

 

Pour saluer l’œuvre du pianiste et compositeur montréalais André Mathieu, la direction du CMIM a choisi Laurentienne No. 2 comme œuvre canadienne imposée aux candidats lors de leur récital de demi-finale.

André Mathieu

Né à Montréal le 18 février 1929, André Mathieu, tout comme Mozart, a reçu ses premières leçons de son père et composait dès l’âge de quatre ans. Noël Strauss du New York Times écrivit que « même Mozart, le plus grand prodige musical de tous les temps, ne composa qu’à l’âge de cinq ans, et les premières œuvres de ce dernier étaient d’une nature beaucoup plus simple que celles du jeune Canadien. » Comme Mozart aussi, il émerveillait des publics de partout avec ses prouesses au piano dès l’âge le plus tendre: à l’hôtel Ritz-Carlton de Montréal à six ans; aux salles Pleyel et Gaveau à Paris à sept ans; puis au Carnegie Hall de New York à dix ans. Rachmaninov le déclare pour sa part « un génie, à plus juste titre que moi ». Il avait entrepris des études en composition à Paris, les a poursuivies à New York, puis les continua à Paris après la Seconde Guerre mondiale.

La plupart de ses œuvres sont des courtes pièces pour piano, mais seulement environ le quart de ses plus de deux cents compositions connues ont été retrouvées jusqu’à présent, et les recherches sont loin d’avoir abouti. La gloire d’André Mathieu atteint son apogée autour de 1950. Il mourut dans l’oubli le 18 avril 1969 à l’âge de 39 ans.

Laurentienne no 2 (1946)

Seule la seconde de ses six « Laurentiennes » [de André Mathieu] nous est parvenue. Je dirais que c’est une œuvre remarquable pour un compositeur de n’importe quel âge – alors pour un jeune de dix-sept ans… J’y ai trouvé quelque chose que je n’ai jamais vu ailleurs: des trilles à la main droite aux doigts médians, alors que le pouce et l’auriculaire sont occupés avec un matériau distinct.

© Robert Markow

Traduction: Jacques-André Houle

Épreuves

Processus de sélection

Précédé d’une étape préliminaire, le Concours comprend trois épreuves : première épreuve, demi-finale et finale. Le candidat doit présenter un programme différent à chacune des épreuves. Toutefois, il peut reprendre dans le programme de la première épreuve ou de la demi-finale, les œuvres déjà interprétées lors de l’étape préliminaire.

Étape préliminaire

Désigné par la Direction du Concours, un comité de sélection choisit les 24 pianistes après avoir visionné les enregistrements vidéo et analysé les dossiers soumis par les candidats.

Première épreuve 

(Du 2 au 4 mai)
Un jury international procède à l’audition des 24 pianistes retenus pour la première épreuve  et en choisit 12 pour la deuxième épreuve. Les 24 pianistes interprètent leur récital à la Salle de concert Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.

Demi-finale  

(Les 6 et 7 mai)
Un jury international procède à l’audition des 12 pianistes et en choisit 6 pour l’épreuve finale. Les douze pianistes interprètent leur récital à la Salle de concert Bourgie du Musée des beaux-arts de Montréal.

Finale

(Les 9 et 10 mai)
Au cours de l’épreuve finale, le jury international procède à l’audition des 6 pianistes qui sont alors accompagnés par l’Orchestre symphonique de Montréal. 

Concert gala

(Le 12 mai)
Accompagnés par l’Orchestre symphonique de Montréal, le lauréat du Premier prix et trois anciens lauréats du CMIM se produisent lors d’un Concert gala donné à la Maison symphonique de Montréal. Le concert est précédé par la cérémonie de remise des prix lors de laquelle tous les prix seront dévoilés et attribués. Le concert gala clôture le CMIM.

Les règles et conditions de participation, la liste des œuvres requises sont disponibles en cliquant sur le lien ci-dessous: 

CMIM_Piano2017_Regles-conditions-repertoire

Limite d’âge :
30 ans au 1er mai 2017